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Douleur, inflammation et méditation

L’inflammation chronique est de plus en plus évoquée dans de nombreuses pathologies : la sclérose en plaques, le diabète de type 2, la goutte, l’endométriose, l’obésité, les troubles cardio-vasculaires, neurodégénératifs ou encore allergiques, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, Crohn et rectocolite hémorragique), et bien sûr les douleurs inflammatoires.

Un groupe de recherches (Bäckryd 2017) a montré la présence élevée de cytokines dans le liquide céphalorachidien de personnes atteintes de fibromyalgie, suggérant une inflammation du système nerveux central. Ceci a été confirmé en 2018 avec une localisation au niveau cérébral. De même la progression de la maladie d’Alzheimer (Olmos-Alonso 2016), de la dépression, de la schizophrénie (Bulzacka 2016) pourrait être enrayée en réduisant l’inflammation.

Outre une hygiène de vie et une alimentation équilibrées, la pratique de la méditation est associée à une diminution des protéines c-réactives signant l’inflammation. Cette diminution de l’inflammation est confirmée par une autre étude (Creswell 2012).

Kaliman (2014) atteste de la modification de l’expression des gènes inflammatoires chez les pratiquants de longue date. Et une étude plus récente (Rosenkranz 2016) montre que les personnes pratiquant la méditation ont une sécrétion de cortisol moins élevée, une réponse inflammatoire moindre, et ressentent moins de stress qu’un groupe témoin. Les chercheurs concluent que la méditation pourrait être bénéfique aussi sur le plan thérapeutique dans les états inflammatoires chroniques. Autrement dit efficace non seulement en prévention, mais aussi pour réduire les troubles déjà installés.