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CADRE THEORIQUE

Les exercices de méditation spécifiques aux douleurs chroniques permettent de rétablir la balance sympathique/parasympathique et d’augmenter la variabilité cardiaque (VFC). Si l’intensité des sensations est ainsi diminuée, les stratégies de régulation émotionnelle et les fonctions exécutives sont optimisées, permettant en retour de mieux appréhender le ressenti douloureux.

Les propriétés anti-inflammatoires du nerf vague sont également activées.

Outre certains exercices méditatifs "classiques" basés sur la régulation de l’attention, enrichis des principes de la 3° vague des thérapies cognitives, cet entrainement spécifique aux douleurs s’articule donc autour des thèmes suivants :  La stimulation vagale  Les capacités de contrôle, « l’acceptation » et la conscience détachée  La régulation des émotions et les fonctions exécutives  Les pratiques à privilégier lors des accès douloureux  L’observation de la sensation ‘’désagréable’’  Les mouvements spontanés et le « point calme »

De multiples pistes théoriques et documents sont proposés aux participants intéressés par les études scientifiques, mais les exercices pratiques constituent la majeure partie du contenu.

Voici une vidéo au cours de laquelle j’ai résumé ce protocole de méditation, à des professionnels de santé spécialisés dans les douleurs chroniques : https://www.youtube.com/watch?v=jOb...

  • L’évitement expérientiel

    La réification indique la tendance à interpréter nos pensées et nos émotions comme un reflet de la réalité. L’une des caractéristiques principales de la méditation est la réalisation que ces événements mentaux perçus ou imaginés ne sont pas nécessairement une représentation exacte de la réalité. Le pas de côté effectué au cours de la méditation favorise cette déréification : ceci n’est qu’une pensée, qu’une émotion. Pour Lutz et coll*, cette stratégie de déréification peut avoir des effets considérables pour (...)

  • Acceptation versus résignation

    Un des mots-clés de la méditation est précisément l’acceptation de ce qu’on ne peut pas changer, suivie du lâcher-prise. Arrêter de s’évertuer à vouloir changer une expérience sans issue, ne rien faire, est parfois la meilleure solution pour sortir d’une impasse, qu’elle soit émotionnelle, sensorielle, ou psychologique : Emotionnelle : Une stratégie de suppression des émotions (par exemple, essayer de ne pas l’exprimer sur son visage) est peu efficace, et aboutit à long terme à une augmentation de cette (...)

  • Stimulation du parasympathique

    Le système nerveux végétatif se divise entre systèmes, sympathique et parasympathique. 1. La composante sympathique prépare à l’activité physique, voire intellectuelle, et potentialise les réponses de fuite et de lutte : elle accélère le rythme cardiorespiratoire, augmente la pression artérielle, dilate les bronches et les pupilles, et diminue l’activité digestive. Adrénaline et noradrénaline sont à la manœuvre. 2. La composante parasympathique ralentit ce que la sympathique a accéléré, et favorise la (...)

  • Décentration, thérapie métacognitive

    La décentration peut recouvrir plusieurs termes : métacognition, conscience détachée, re-perception, ou encore méta-conscience. Le préfixe meta notifiant un changement, un dépassement, une mise à distance, nous observons nos pensées, nos sensations et nos émotions, comme si elles émanaient d’une autre personne, et donc sans nous y identifier. Il s’agit de prendre davantage conscience de leur processus, de leur « contenant », que de leur contenu. Par exemple, au lieu de penser « je suis en colère », je (...)